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Société en nom collectif · solidarité totale entre associés

Créer une SNC en Belgique
la forme la plus simple, la plus solidaire, la plus exigeante en confiance.

La société en nom collectif (SNC) est définie par le livre 4 du Code des sociétés et des associations (CSA). C'est une société de personnes où tous les associés sont responsables solidairement et illimitement des dettes sociales (article 4:14 CSA). Pas de capital minimum. Pas de notaire. Mais une responsabilité personnelle qui dépasse l'apport. Une forme juridique rare, à n'utiliser qu'en pleine connaissance de cause.

Aucun capital minimum (article 4:3 CSA)
Acte sous seing privé suffit (article 2:8 CSA)
Personnalité juridique dès le dépôt au greffe
Domiciliation Bruxelles ou Flandre incluse
+100 sociétés constituées
4,9/5 sur Google
SPF Économie depuis 2021

SNC — Les chiffres clés

💶 Capital minimum
0 €
Aucun seuil légal
⚠️ Responsabilité
Solidaire & illimitée
Sur tous les associés
📋 Acte constitutif
Sous seing privé
Pas de notaire requis
🏛️ Régime fiscal
ISOC 25 %
20 % réduit pour PME
4,9★ sur Google 61 avis vérifiés 5,0★ sur Trustpilot 7 avis publics
5 expertises sous un seul toit Une seule et même équipe
+ de 400 entrepreneurs accompagnés depuis 2021
Le malentendu SNC

Quatre idées reçues qui transforment la SNC en piège.

La SNC traîne une réputation de « société de poche, simple et fiscalement légère » qui n'est plus exacte depuis la réforme du Code des sociétés en 2019. Ces malentendus poussent encore certains entrepreneurs à choisir une SNC sans mesurer pleinement ses conséquences. Voici les quatre confusions les plus fréquentes que nous rencontrons.

01

Le mythe de la fiscalité transparente

Beaucoup pensent encore que la SNC permet d'être imposé directement à l'IPP comme un indépendant. Faux depuis 2019 : la SNC ayant la personnalité juridique est soumise à l'ISOC à 25 % (20 % réduit PME). L'avantage fiscal historique a disparu.

→ Surprise comptable en année 1 quand le bénéfice est taxé deux fois.
02

Le piège de la solidarité totale

Tous les associés sont responsables de toutes les dettes — y compris celles contractées par un autre associé seul. Si un cogérant signe une commande sans consulter, vous êtes solidairement engagé. Sur votre patrimoine personnel.

→ Une signature isolée engage le patrimoine de tous.
03

Le piège de la dissolution automatique

En droit commun (Livre 4 du CSA), la SNC est dissoute de plein droit en cas de décès, faillite ou incapacité d'un associé. Sans clause de continuation expresse dans les statuts, la société disparaît et son patrimoine doit être liquidé.

→ Un événement de vie peut faire tomber l'entreprise.
04

Le piège de la cession bloquée

Sauf clause contraire, la cession de parts à un tiers exige l'accord unanime des autres associés. Un seul refus suffit à bloquer la sortie d'un associé. Sans rédaction adaptée, vous êtes coincé dans la société aussi longtemps que vos coassociés le décident.

→ Aucune sortie possible sans le feu vert de tous.

Votre SNC créée en 48h max,
avec des statuts qui anticipent ce que la loi ne dit pas.

La SNC est une forme simple. Mais sa simplicité est trompeuse : tout ce que les statuts ne prévoient pas se règle par les règles supplétives du CSA — et celles-ci sont rarement à votre avantage. Chez AAM-Solutions, nous avons constitué plus de 100 sociétés depuis 2021 et nous savons quelles clauses critiques rédiger : continuation après décès, agrément en cas de cession, mode de gestion, sortie conventionnelle, répartition des bénéfices. Nous vous orientons d'abord vers la SNC quand c'est pertinent — et vers une autre forme quand ce ne l'est pas.

🛡️

Statuts juridiquement blindés

Clauses de continuation, d'agrément, de gestion et de sortie rédigées sur mesure pour anticiper tous les cas critiques.

Constitution en 48 h max

Du premier rendez-vous à la parution de votre numéro BCE, sans notaire, sans aller-retour inutile.

📍

Domiciliation Bruxelles ou Flandre

1 mois de domiciliation offert à Bruxelles (Bd de la Cambre) ou Rhode-Saint-Genèse, quel que soit le pack.

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Conseil franc dès le 1er rendez-vous

Si la SNC n'est pas le bon choix pour vous, nous vous le disons. Notre rôle est de vous protéger, pas de vendre une forme.

Qu'est-ce qu'une SNC ?
Le cadre juridique précis du livre 4 CSA.

La SNC est l'une des formes juridiques les plus anciennes du droit belge. Avec la réforme de 2019, son régime a été clarifié et codifié dans le livre 4 du Code des sociétés et des associations. Voici ce qu'il faut comprendre avant de signer.

Une société de personnes à responsabilité illimitée

La SNC est ce que la doctrine appelle une « société de personnes » (par opposition aux sociétés de capitaux comme la SRL ou la SA). Cela signifie que la personnalité de chaque associé est déterminante : on s'associe parce qu'on connaît et on fait confiance aux autres associés, pas seulement parce qu'on rassemble des capitaux. Ce caractère « intuitu personae » explique deux règles structurantes : la solidarité illimitée des associés (article 4:14 CSA) et l'agrément requis pour toute cession de parts à un tiers.

Quand la SNC acquiert-elle la personnalité juridique ?

La SNC est constituée par acte sous seing privé entre les associés (article 2:8 CSA). Mais l'acte signé ne suffit pas : la société n'acquiert la personnalité juridique qu'au moment du dépôt de l'acte au greffe du tribunal de l'entreprise compétent (article 2:14 CSA). Avant ce dépôt, les associés contractent en leur nom personnel. Après, la SNC peut posséder un patrimoine, contracter, ester en justice. Un extrait est ensuite publié aux Annexes du Moniteur belge pour être opposable aux tiers.

Pourquoi la SNC est rare en 2026

Sur l'année 2024, moins de 1 % des nouvelles sociétés inscrites à la BCE étaient des SNC. La raison principale : la SRL offre, depuis la réforme de 2019, une responsabilité limitée, l'absence de capital minimum, la possibilité d'un seul associé, et une flexibilité statutaire bien plus grande — sans inconvénient majeur. Pour la quasi-totalité des projets commerciaux, la SRL a remplacé la SNC. La SNC ne reste pertinente que dans des configurations très spécifiques que nous décrivons plus bas.

Trois règles structurantes :
solidarité, gestion, cession.

Trois mécanismes du CSA façonnent toute la vie de la SNC. Les comprendre, c'est anticiper 90 % des conflits qui ruinent les SNC mal préparées.

01

Solidarité illimitée — article 4:14 CSA

Chaque associé est tenu, sur l'ensemble de son patrimoine personnel, des dettes contractées par la société — même celles signées par un autre associé. Le créancier peut choisir de se retourner contre n'importe lequel des associés pour la totalité, à charge ensuite pour cet associé de se retourner contre les autres. Cette règle ne peut pas être écartée par les statuts : elle est d'ordre public.

02

Régime de gestion — par défaut, tous gérants

En l'absence de clause statutaire, chaque associé est gérant et peut engager seul la société. C'est la règle la plus dangereuse de la SNC : un cogérant peut signer un contrat de plusieurs centaines de milliers d'euros sans consulter les autres, et tous seront tenus solidairement. Les statuts peuvent désigner un ou plusieurs gérants nommément, limiter leurs pouvoirs, ou exiger une signature collective au-delà d'un certain seuil. Cette clause est non négociable dans nos statuts.

03

Cession des parts — agrément unanime requis

Sauf clause contraire, la cession de parts à un tiers (extérieur à la société) requiert l'accord unanime des autres associés. Cette règle protège l'esprit « intuitu personae » mais peut bloquer tout désengagement. Selon les profils des associés, nous adaptons la clause : agrément à la majorité qualifiée, droit de préemption au profit des autres associés, droit de retrait conventionnel à valeur prédéfinie. La clause de cession est l'une des plus stratégiques de la SNC.

04

Continuation après décès — Livre 4 du CSA

En droit supplétif, la SNC est dissoute de plein droit au décès, à la faillite ou en cas d'incapacité d'un associé. C'est rarement ce que les associés souhaitent : la société survivante doit être liquidée, le patrimoine vendu, les contrats clôturés. Une clause statutaire de continuation permet d'écarter cette règle et prévoir que la société continue avec les associés survivants ou les héritiers. Sans cette clause, un événement de vie suffit à faire disparaître l'entreprise.

05

Apports possibles — y compris en industrie

Contrairement à la SRL, la SNC accepte les apports en industrie (apport de travail, de savoir-faire, de réseau). C'est l'un de ses rares avantages spécifiques. Les statuts doivent définir précisément la valeur attribuée à cet apport, la répartition des bénéfices et le sort de l'apport en cas de retrait de l'associé apporteur — faute de quoi le calcul devient source de conflit.

SNC, SCOMM ou SRL :
quelle forme juridique pour votre projet ?

CritèreSNCSCOMMSRL
Capital minimum0 €0 €0 €
Notaire obligatoireNonNonOui
Plan financierRecommandéRecommandéObligatoire
Associés minimum22 (1 commandité + 1 commanditaire)1
Responsabilité associésSolidaire & illimitée pour tousIllimitée pour commandités, limitée pour commanditairesLimitée à l'apport pour tous
Régime fiscal 2026ISOC 25 % (20 % PME)ISOC 25 % (20 % PME)ISOC 25 % (20 % PME)
Cession des partsUnanimité requise (sauf clause)Selon catégorie d'associéLibre entre associés / agrément hors
Dissolution au décèsDe plein droit (sauf clause)VariableContinue automatiquement
Apports en industrieOuiOui (commandité uniquement)Oui
Coût création AAM1 548 € HTVA1 548 € HTVA2 500 – 3 000 € HTVA

Quand la SNC peut être pertinente

  1. Joint-venture limitée dans le temps (un projet, puis dissolution).
  2. Holding de cohérence familiale avec clause de continuation.
  3. Association de professionnels libéraux à confiance absolue.
  4. Structure de portage immobilier passif.
  5. Transition courte avant transformation en SRL.

Quand la SNC est à éviter

  1. Activité commerciale exposée (commerce, horeca, artisanat).
  2. Associés qui ne se connaissent pas depuis longtemps.
  3. Activité avec emprunts bancaires importants.
  4. Projet où la sortie d'un associé doit rester libre.
  5. Dès que la responsabilité limitée d'une SRL est accessible.

5 cas réels où la SNC
reste un choix défendable.

Sur 100 dossiers de création, nous orientons 4 à 5 entrepreneurs vers la SNC. Voici les profils que nous rencontrons régulièrement.

Cas 01 — Joint-venture courte

Le projet ponctuel à deux têtes

Deux entrepreneurs s'associent pour un projet précis et limité dans le temps : développement d'un événement, lancement d'un produit saisonnier, mission de consulting d'envergure. Ils savent que la société sera dissoute à la fin du projet. La SNC permet une mise en place rapide, sans formalisme lourd, et une dissolution tout aussi simple.

Cas 02 — Holding familiale

La structure de cohérence familiale

Plusieurs membres d'une famille (parents et enfants adultes) souhaitent gérer ensemble un patrimoine ou des participations. La SNC, avec une clause de continuation rigoureuse, permet d'organiser cette gestion familiale avec une responsabilité partagée — qui peut être un signal de cohésion plutôt qu'un risque, dans un cadre où le patrimoine sous-jacent est sécurisé.

Cas 03 — Professionnels libéraux

L'association entre confrères réglementés

Deux ou trois professionnels libéraux régulés par un ordre (avocats, comptables ITAA, médecins) — qui se connaissent depuis dix ans, partagent un cabinet, et veulent formaliser leur association. Leurs ordres encadrent déjà strictement leur responsabilité professionnelle, ce qui réduit l'écart de risque entre SNC et SRL. La SNC peut alors offrir une structure plus souple.

Cas 04 — Portage immobilier

La SNC de portage passif

Une SNC peut servir à porter ensemble un bien immobilier — typiquement un immeuble à revenus locatifs — entre plusieurs membres d'une même famille. Le risque de gestion est limité, le bien est l'actif principal, et la fiscalité en ISOC permet d'amortir le bâtiment et de constituer des réserves. À comparer toujours avec une SCOMM ou une SC, qui peuvent offrir une protection accrue.

Cas 05 — Transition vers SRL

La SNC comme étape provisoire avant transformation

Certains projets démarrent en SNC pour la rapidité de constitution puis sont transformés en SRL une fois la viabilité confirmée et le plan financier consolidé. Cette transition est tout à fait réalisable mais elle a un coût (acte notarié de transformation, frais de greffe, mise à jour BCE et UBO). Nous l'envisageons rarement et seulement quand l'urgence du démarrage le justifie. Dans 9 cas sur 10, mieux vaut commencer directement en SRL.

Combien coûte la création
d'une SNC en 2026 ?

Le coût de constitution d'une SNC en Belgique se décompose en honoraires d'accompagnement, frais administratifs incompressibles et frais d'activation. Voici notre devis transparent, identique pour SCOMM et SNC.

PosteMontant HTVATVA 21 %Total TVAC
Honoraires AAM-SolutionsConseil, rédaction des statuts, dépôt, suivi UBO et TVA1 200,00 €252,00 €1 452,00 €
Dépôt au greffe + Moniteur belgeFrais administratifs incompressibles236,50 €49,67 €286,17 €
Inscription BCENon assujetti à TVA111,50 €111,50 €
Total tout compris1 548,00 €301,67 €1 849,67 €
Inclus sans supplément : activation et suivi du numéro de TVA, inscription au registre UBO, 1 mois de domiciliation offert à Bruxelles ou Rhode-Saint-Genèse, conseil sur les clauses statutaires critiques (continuation, gestion, cession), dépôt sécurisé via Just-on-web (JustAct).

Comment créer votre SNC
en 48 h, puis activée en quelques jours.

J+0

Premier rendez-vous + diagnostic

Échange de 30 minutes pour cadrer le projet. Nous vérifions d'abord la pertinence de la SNC par rapport à votre situation. Si une SRL est plus adaptée, nous vous le disons. Si la SNC tient la route, nous vérifions la disponibilité du nom auprès de la BCE et nous identifions les clauses critiques à inscrire dans les statuts.

J+0 / J+1

Rédaction de l'acte constitutif

Nous rédigeons les statuts : objet social, dénomination, siège social, durée, identité des associés, montant et nature des apports, modalités de gestion, clauses de continuation et de cession adaptées à votre projet. Acte sous seing privé conforme aux articles 2:8 et 4:14 CSA.

J+1

Signature, enregistrement et dépôt au greffe

Tous les associés signent l'acte. Nous enregistrons l'acte au SPF Finances puis déposons l'extrait au greffe du tribunal de l'entreprise via Just-on-web (application JustAct du SPF Justice). Votre SNC acquiert la personnalité juridique dès ce dépôt (article 2:14 CSA).

J+1 / J+2

Parution au registre BCE

Votre numéro d'entreprise est publié au registre BCE (Banque-Carrefour des Entreprises). Votre SNC peut désormais conclure des contrats, ouvrir un compte bancaire, signer des engagements. Délai total depuis le 1er rendez-vous : 48 h max.

J+4

Caisse d'assurances + Registre UBO

Affiliation à la caisse d'assurances sociales pour les associés gérants (obligation légale) et inscription des bénéficiaires effectifs au registre UBO. Délai d'enregistrement variable selon les administrations.

J+4

Demande d'activation TVA

Si l'activité est assujettie à la TVA, nous introduisons la demande d'activation auprès du SPF Finances. Le délai d'activation TVA est variable et dépend du fonctionnaire en charge (de quelques jours à plusieurs semaines selon la charge du bureau compétent).

+

Domiciliation activée

Si vous avez choisi la domiciliation AAM, votre adresse de siège social est active dès le J+0 à Bruxelles ou Rhode-Saint-Genèse. Vous recevez immédiatement votre courrier scanné et réexpédié selon votre choix.

Les 5 erreurs à éviter
lors de la création d'une SNC.

1

Croire qu'on est en transparence fiscale

L'idée que la SNC permet d'éviter l'ISOC est tenace mais fausse depuis 2019. Toute SNC à personnalité juridique est imposée à 25 % (20 % PME). Vérifiez systématiquement avec un comptable AVANT la constitution si l'effet fiscal réel correspond à votre attente.

2

Oublier la clause de continuation

Sans clause statutaire de continuation, la SNC est dissoute de plein droit au décès, à la faillite ou en cas d'incapacité d'un associé (Livre 4 du CSA). Pour une société censée durer, c'est un risque absolu. Cette clause doit être rédigée avec soin et viser l'ensemble des événements possibles.

3

Laisser la gestion par défaut

Si vos statuts ne disent rien, chaque associé peut engager seul la société pour des montants illimités. C'est la première cause de conflit en SNC. Définissez statutairement qui peut signer quoi, à partir de quel seuil une co-signature est requise, comment se prennent les décisions de gestion courante.

4

Négliger la clause de cession

Le droit supplétif exige l'unanimité pour toute cession à un tiers. Cela bloque les sorties. Les statuts doivent prévoir un mécanisme alternatif : agrément à la majorité, droit de préemption au profit des associés, droit de retrait conventionnel à valeur prédéfinie. Sans ce travail, un associé peut se retrouver coincé pendant des années.

5

Ne pas anticiper la solidarité fiscale

Au-delà de la solidarité civile, l'administration fiscale peut, dans certaines circonstances, poursuivre individuellement un associé pour des dettes fiscales de la société. Combinée avec la solidarité civile, cette exposition rend la SNC particulièrement risquée si la santé financière de la société se dégrade.

Ce qui a changé pour la SNC
avec la réforme du CSA.

La loi du 23 mars 2019 introduisant le Code des sociétés et des associations a profondément remanié le paysage juridique belge. Pour la SNC, plusieurs évolutions majeures ont eu lieu et continuent de produire leurs effets aujourd'hui.

1. Disparition de la transparence fiscale

Avant 2018, certaines SNC pouvaient opter pour un régime de transparence fiscale (imposition directe des associés à l'IPP). La loi du 25 décembre 2017 portant réforme de l'impôt des sociétés a supprimé cette option pour toutes les SNC créées à partir de l'exercice d'imposition 2019. Désormais, toute SNC ayant la personnalité juridique est par défaut soumise à l'ISOC.

2. Réorganisation du Livre 4 CSA

Le CSA a regroupé dans son Livre 4 toutes les sociétés sans personnalité juridique distincte (société simple) et les sociétés de personnes (SNC, SCOMM). Le régime de la SNC y est désormais codifié de manière unifiée, avec des renvois précis aux dispositions communes des sociétés simples. Cette clarification rend la rédaction des statuts plus prévisible.

3. Clauses supplétives renforcées

La réforme a confirmé le caractère supplétif de plusieurs règles (gestion, cession, continuation), tout en encadrant plus strictement la possibilité d'y déroger par les statuts. Pour une SNC créée aujourd'hui, la rédaction des statuts est plus stratégique que jamais : tout ce qui n'est pas dit relève des règles supplétives, parfois défavorables.

4. Migration des anciennes SNC

Les SNC créées avant le 1er mai 2019 ont été automatiquement soumises au nouveau régime CSA depuis le 1er janvier 2024 (fin de la période transitoire). Leurs statuts restent valables mais doivent être interprétés à la lumière du CSA. En cas de modification statutaire, une mise en conformité complète est requise. Notre cabinet accompagne aussi cette mise en conformité.

Vos questions sur la SNC en Belgique

Qu'est-ce qu'une SNC (société en nom collectif) en Belgique ?
La SNC est une société de personnes définie par le livre 4 du Code des sociétés et des associations (CSA). Tous les associés y sont responsables de manière solidaire et illimitée des dettes sociales (article 4:14 CSA). C'est la forme juridique avec le plus haut niveau de solidarité entre associés en droit belge. Elle est dotée de la personnalité juridique dès le dépôt de l'acte au greffe.
La SNC bénéficie-t-elle d'une fiscalité transparente ?
Non. C'est une idée reçue inexacte depuis 2019. Toute SNC ayant la personnalité juridique est soumise à l'impôt des sociétés (ISOC) au taux standard de 25 %, ou 20 % réduit sur les premiers 100 000 € de bénéfice pour les PME éligibles. Le régime de transparence fiscale a été supprimé par la loi du 25 décembre 2017 et la réforme du CSA. Aucune SNC créée aujourd'hui ne peut bénéficier d'une fiscalité transparente.
Quel est le capital minimum pour créer une SNC ?
Aucun. Le CSA n'impose aucun capital minimum pour la SNC. Les apports peuvent être en numéraire, en nature ou en industrie (apport de travail, savoir-faire). Un patrimoine de départ adapté à l'activité reste évidemment recommandé.
Faut-il un notaire pour créer une SNC ?
Non. La SNC est constituée par acte sous seing privé entre les associés (article 2:8 CSA). Aucun notaire n'est requis, ce qui économise environ 1 000 à 1 500 € par rapport à une SRL. L'acte est ensuite déposé au greffe du tribunal de l'entreprise compétent et un extrait est publié aux Annexes du Moniteur belge.
Quel est le coût total de la création d'une SNC chez AAM ?
L'offre tout compris AAM-Solutions est de 1 548 € HTVA (1 849,67 € TVAC) : honoraires AAM (1 200 € HTVA), dépôt des statuts au greffe avec publication au Moniteur belge inclus (236,50 € HTVA) et inscription BCE (111,50 €). Sont inclus sans supplément : activation et suivi du numéro de TVA, inscription UBO et 1 mois de domiciliation offert.
En combien de temps une SNC est-elle créée chez AAM ?
48 heures maximum entre le premier rendez-vous et la parution du numéro d'entreprise au registre BCE. La SNC acquiert la personnalité juridique dès le dépôt au greffe (article 2:14 CSA). L'inscription UBO, la caisse d'assurances sociales et la demande d'activation TVA sont introduites dès le 4ᵉ jour. L'activation TVA effective dépend ensuite du SPF Finances.
Combien d'associés faut-il pour créer une SNC ?
Minimum 2 associés. Pas de maximum légal. Par défaut, tous les associés sont gérants et peuvent engager la société. Cette règle peut être modifiée par les statuts. Contrairement à la SCOMM, il n'y a pas de catégorie d'associé à responsabilité limitée : tous les associés sont sur un strict pied d'égalité face aux dettes.
Que se passe-t-il en cas de décès, retrait ou faillite d'un associé ?
En droit commun, la SNC est dissoute de plein droit au décès, à la faillite ou en cas d'incapacité d'un associé (Livre 4 du CSA). Cette règle peut être écartée par une clause statutaire de continuation qui permet de poursuivre la société avec les associés survivants ou avec les héritiers. Cette clause est cruciale et nous la rédigeons systématiquement dans nos statuts SNC.
La cession des parts d'une SNC est-elle libre ?
Non. Sauf clause contraire, la cession à un tiers exige l'accord unanime des autres associés. Cette règle protège l'esprit « intuitu personae » mais limite la liquidité des parts. Selon votre projet, nous adaptons cette règle dans les statuts (agrément à la majorité, droit de préemption, retrait conventionnel à valeur prédéfinie).
Quelle différence entre SNC, SCOMM et société simple ?
La SNC n'a que des associés solidairement et illimitément responsables. La SCOMM ajoute une seconde catégorie d'associés à responsabilité limitée (les commanditaires). La société simple n'a pas de personnalité juridique : elle ne peut posséder de patrimoine propre et n'est pas inscrite à la BCE. Ces trois formes obéissent au même livre 4 du CSA mais répondent à des besoins très différents.
Quand la SNC est-elle réellement le bon choix ?
La SNC est rarement la meilleure option en 2026. Elle peut être pertinente dans des cas spécifiques : joint-venture limitée dans le temps, holding familiale avec clause de continuation, association de professionnels libéraux à confiance absolue, structure de portage immobilier passif, ou transition courte avant transformation en SRL. Pour 9 projets sur 10, la SRL est plus adaptée. Notre rôle au premier rendez-vous est de vous le dire honnêtement.
Peut-on transformer une SNC en SRL ultérieurement ?
Oui. La transformation est possible et fréquente quand le projet prend de l'ampleur ou que les associés veulent enfin protéger leur patrimoine. Elle nécessite un acte notarié de transformation, un rapport de réviseur d'entreprises sur l'évaluation du patrimoine, et la mise à jour de la BCE et du registre UBO. Coût indicatif : 2 500 à 4 300 € HTVA selon la complexité. AAM-Solutions accompagne aussi ces transformations.

Pourquoi créer votre SNC
avec AAM-Solutions.

01

Conseil franc avant tout — y compris quand on dit non

La SNC est rarement la bonne option. Si votre projet appelle plutôt une SRL ou une SCOMM, nous vous le disons dès le premier rendez-vous. Notre rôle n'est pas de vendre une forme juridique : il est de protéger votre projet sur la durée.

02

Statuts taillés pour l'intuitu personae

Continuation après décès, agrément à la cession, modes de gestion, sortie conventionnelle, répartition des bénéfices : nous rédigeons les clauses critiques que les modèles génériques omettent et qui font la différence en cas de tension entre associés.

03

Centre d'entreprises enregistré auprès du SPF Économie depuis 2021

Nous sommes enregistrés auprès du SPF Économie et nous accompagnons plus de 100 sociétés par an, en français et en néerlandais. Nous connaissons la procédure de bout en bout, du premier rendez-vous au registre UBO.

04

Devis transparent dès le 1er rendez-vous

Pas de surprise tarifaire. 1 548 € HTVA tout compris pour la création d'une SNC, identique à la SCOMM. Vous savez exactement ce que vous payez et ce qui est inclus avant de signer quoi que ce soit.

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